Ça y est, me voici enfin en Nouvelle-Zélande, après un long, très long périple (escales à Dubaï et Sydney).
Tout le trajet, je l’ai fait avec l’équipe de Géorgie. Enfin, on partageait le même avion – eux étaient en classe affaire, moi en classe économique. Depuis Nice ! C’est fou ça, n’est-ce pas ?
Les Georgiens, je dois dire qu’ils me faisaient un peu de la peine. Pour avoir un peu parlé à l’ostéopathe de l’équipe (non, je ne parle encore pas Georgien ; ce gars-là était français), j’ai l’impression qu’ils s’attendent à une Coupe du Monde très difficile. Enfin, en même temps, ils n’ont pas été gâtés nos amis Georgiens : Angleterre, Ecosse et Argentine au programme… Petite confidence de l’ostéo : ils espèrent sortir un gros match face à l’Ecosse. C’est le seul match (hormis la Roumanie) où il leur semble qu’ils ne seront pas ridicules. Personnellement, je pense que la Géorgie fera une très belle Coupe du Monde (rappelons au passage qu’en 2007, la Géorgie ne s’était inclinée que 14-10 face à l’Irlande, suite à des décisions d’arbitrage pour le moins houleuses).
L’image du jour : les supporters du Tonga
Arrivé à l’aéroport d’Auckland, c’était l’effervescence la plus totale. Là, j’ai réalisé que j’allais vraiment assister à un évènement mondial. Des milliers et des milliers de supporters trépignaient dans le hall d’arrivée, avec leur maillot, leur écharpe, leur drapeau… Ah non désolé je n’ai pas précisé, ces gens-là bien entendu n’étaient pas là pour la Géorgie, mais pour le Tonga ! Absolument incroyable. A croire que tout Auckland Sud (où réside une forte communauté issue des iles Pacifique) s’était donné rendez-vous à l’aéroport d’Auckland. Un lundi après-midi à 14 heures. Imaginez, un lundi après-midi à quatorze heures ! Et ils étaient des milliers, tout vêtus de rouge, à attendre leurs héros. Je n’avais jamais vu ça en dehors d’un stade de rugby – la circulation à Auckland a d’ailleurs été perturbée suite à ce déploiement de supporters. On aurait dit une demi-finale du Top 14.
Et quand je vois cet engouement, cette passion, cette ferveur qui va entourer l’équipe du Tonga tout au long de la Coupe du Monde, je me dis que l’Equipe de France a bien du souci à se faire ! Le Tonga, ce sera tout sauf du gâteau !
Lu dans la presse
Durant le voyage, j’ai pu lire la presse anglaise et australienne. Côté anglais, un débat animé entre journalistes réputés (Stuart Barnes, Stephen Jones) et anciennes gloires du XV de la Rose (Lawrence Dallaglio, Jeremy Guscott) m’a un peu éclairé sur le niveau réel de l’Angleterre. C’est simple, ils ne voient pas leur équipe nationale passer les quarts. Pour eux, le XV de France devrait logiquement l’emporter en quart de finale. Pour la première fois de ma vie, j’espère que les Anglais ont raison.
Côté australien, une interview intéressante du jeune trois quart centre Pat McCabe (23 ans). McCabe, qui joue arrière ou ailier avec son club (les Brumbies), est devenu ces dernières semaines le n°12 titulaire des Wallabies. Il dit qu’il ne sait pas trop pourquoi il a été sélectionné (le public australien non plus d’ailleurs, qui lui aurait préféré Matt Giteau). La théorie de McCabe, c’est qu’il y a déjà suffisamment de très bons joueurs de ballons dans la ligne de trois-quarts des australiens (Quade Cooper, Kurtley Beale, James O’Connor…). Et pour que ces joueurs là brillent, il faut que d’autres s’occupent des tâches ingrates. Ça tombe bien, McCabe confie au journaliste qu’il est meilleur sans le ballon qu’avec le ballon (gros défenseur, McCabe s’attend à être souvent utilisé comme leurre dans l’attaque des Wallabies).
La suite au prochain épisode…
Tout le trajet, je l’ai fait avec l’équipe de Géorgie. Enfin, on partageait le même avion – eux étaient en classe affaire, moi en classe économique. Depuis Nice ! C’est fou ça, n’est-ce pas ?
Les Georgiens, je dois dire qu’ils me faisaient un peu de la peine. Pour avoir un peu parlé à l’ostéopathe de l’équipe (non, je ne parle encore pas Georgien ; ce gars-là était français), j’ai l’impression qu’ils s’attendent à une Coupe du Monde très difficile. Enfin, en même temps, ils n’ont pas été gâtés nos amis Georgiens : Angleterre, Ecosse et Argentine au programme… Petite confidence de l’ostéo : ils espèrent sortir un gros match face à l’Ecosse. C’est le seul match (hormis la Roumanie) où il leur semble qu’ils ne seront pas ridicules. Personnellement, je pense que la Géorgie fera une très belle Coupe du Monde (rappelons au passage qu’en 2007, la Géorgie ne s’était inclinée que 14-10 face à l’Irlande, suite à des décisions d’arbitrage pour le moins houleuses).
L’image du jour : les supporters du Tonga
Arrivé à l’aéroport d’Auckland, c’était l’effervescence la plus totale. Là, j’ai réalisé que j’allais vraiment assister à un évènement mondial. Des milliers et des milliers de supporters trépignaient dans le hall d’arrivée, avec leur maillot, leur écharpe, leur drapeau… Ah non désolé je n’ai pas précisé, ces gens-là bien entendu n’étaient pas là pour la Géorgie, mais pour le Tonga ! Absolument incroyable. A croire que tout Auckland Sud (où réside une forte communauté issue des iles Pacifique) s’était donné rendez-vous à l’aéroport d’Auckland. Un lundi après-midi à 14 heures. Imaginez, un lundi après-midi à quatorze heures ! Et ils étaient des milliers, tout vêtus de rouge, à attendre leurs héros. Je n’avais jamais vu ça en dehors d’un stade de rugby – la circulation à Auckland a d’ailleurs été perturbée suite à ce déploiement de supporters. On aurait dit une demi-finale du Top 14.
Et quand je vois cet engouement, cette passion, cette ferveur qui va entourer l’équipe du Tonga tout au long de la Coupe du Monde, je me dis que l’Equipe de France a bien du souci à se faire ! Le Tonga, ce sera tout sauf du gâteau !
Lu dans la presse
Durant le voyage, j’ai pu lire la presse anglaise et australienne. Côté anglais, un débat animé entre journalistes réputés (Stuart Barnes, Stephen Jones) et anciennes gloires du XV de la Rose (Lawrence Dallaglio, Jeremy Guscott) m’a un peu éclairé sur le niveau réel de l’Angleterre. C’est simple, ils ne voient pas leur équipe nationale passer les quarts. Pour eux, le XV de France devrait logiquement l’emporter en quart de finale. Pour la première fois de ma vie, j’espère que les Anglais ont raison.
Côté australien, une interview intéressante du jeune trois quart centre Pat McCabe (23 ans). McCabe, qui joue arrière ou ailier avec son club (les Brumbies), est devenu ces dernières semaines le n°12 titulaire des Wallabies. Il dit qu’il ne sait pas trop pourquoi il a été sélectionné (le public australien non plus d’ailleurs, qui lui aurait préféré Matt Giteau). La théorie de McCabe, c’est qu’il y a déjà suffisamment de très bons joueurs de ballons dans la ligne de trois-quarts des australiens (Quade Cooper, Kurtley Beale, James O’Connor…). Et pour que ces joueurs là brillent, il faut que d’autres s’occupent des tâches ingrates. Ça tombe bien, McCabe confie au journaliste qu’il est meilleur sans le ballon qu’avec le ballon (gros défenseur, McCabe s’attend à être souvent utilisé comme leurre dans l’attaque des Wallabies).
La suite au prochain épisode…
t'as vu Inoke?
RépondreSupprimerHaha non pas vu Inoke, y'avait plus de 7000 Tongiens, alors pour voir Inoke c'etait pas facile !
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